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Nombre minimum de prises et points lumineux par pièce RGIE

Le nombre minimum de prises par pièce en un coup d’œil

Le RGIE (Règlement général sur les installations électriques) fixe un nombre minimum de prises par type de pièce, pas une règle unique pour tout le logement. Un séjour demande une prise par tranche de 4 m² avec un minimum de 5 ; une chambre en réclame au moins 3 ; une cuisine en impose 6, dont 4 réparties sur le plan de travail.

Les repères à retenir avant de vérifier votre installation :

  • Séjour : 1 prise par 4 m², minimum 5 au total.
  • Chambre : minimum 3 prises.
  • Cuisine : 6 prises minimum, dont 4 sur le plan de travail.
  • Autre pièce de plus de 4 m² (hors WC) : 1 prise minimum.
  • Maximum 8 prises par circuit, protégé par un disjoncteur de 16 ou 20 A.

Pour un diagnostic complet de votre installation, demandez un devis à un électricien agréé RGIE près de chez vous.

Le détail par pièce selon le RGIE

Le texte officiel du RGIE, publié par le SPF Économie, fixe ces minimums pour protéger l’occupant contre les rallonges multiples, une cause fréquente de surchauffe et de départ de feu.

Nombre minimum de prises par pièce (RGIE)
pièceminimum de prisesrègle de calcul
séjour / salon51 prise par tranche de 4 m²
chambre à coucher3forfait, quelle que soit la surface
cuisine6dont 4 réparties sur le plan de travail
bureau, salle à manger1 par 4 m², min 5même règle que le séjour
autre pièce > 4 m² (hors WC)1forfait minimum

Ces chiffres sont des planchers, pas des plafonds. Une cuisine bien équipée dépasse vite les 6 prises une fois comptés le frigo, le four, la bouilloire, le grille-pain et les petits électroménagers. Le nombre réel installé dépend aussi du tableau électrique et du nombre de circuits que celui-ci peut accueillir.

Le cas particulier de la cuisine

La cuisine concentre le plus de contraintes du RGIE, parce qu’elle combine forte puissance et présence d’eau. Les 6 prises minimum se répartissent entre le plan de travail (au moins 4, pour les petits électroménagers) et le reste de la pièce (frigo, four à micro-ondes sur pied).

Au-delà du nombre de prises, certains appareils exigent leur propre circuit spécialisé : cuisinière, four électrique, lave-vaisselle. Ces circuits dédiés ne comptent pas dans le forfait des 6 prises générales, ils s’y ajoutent. Une cuisine complète compte donc souvent 8 à 10 points électriques au total une fois les circuits spécialisés inclus.

Combien de prises par circuit

Le RGIE plafonne à 8 le nombre de prises sur un même circuit terminal, qu’il s’agisse de prises simples ou de blocs multiples : un bloc à 2, 3 ou 4 alvéoles compte pour une seule prise dans ce calcul. Passé ce seuil, un nouveau circuit s’impose, avec sa propre protection.

Le calibre du disjoncteur et la section de câble suivent une logique stricte, détaillée dans notre guide sur la section de câble par circuit : un circuit de prises classique tourne en 16 A avec du 2,5 mm², jamais moins. Chaque circuit doit apparaître sur le schéma unifilaire de l’installation, document que tout organisme de contrôle réclame en premier.

Et les points lumineux

Le RGIE est moins prescriptif sur l’éclairage que sur les prises. La règle ferme concerne les circuits, pas le nombre de points par pièce : un logement doit compter au moins deux circuits d’éclairage distincts, plus un circuit de prises séparé, et chaque circuit d’éclairage plafonne lui aussi à 8 points, au même titre que les circuits de prises.

En pratique, chaque pièce habitable a besoin d’au moins un point lumineux fixe au plafond ou au mur, mais ce nombre grimpe vite selon l’usage : un séjour compte souvent plusieurs points (plafonnier, appliques), une cuisine mérite un éclairage général plus un point dédié au-dessus du plan de travail. À la différence des prises, il n’existe pas de tableau chiffré strict par type de pièce : le bon sens et le confort d’usage priment sur un forfait imposé.

Salles d’eau : des règles de placement, pas de comptage

La salle de bain n’a pas de minimum de prises imposé par le RGIE, mais elle obéit à des règles de zones strictes autour des points d’eau : aucune prise dans la zone immédiate de la douche ou de la baignoire, protection différentielle 30 mA obligatoire au-delà. Le différentiel 30 mA joue ici un rôle central, en coupant l’alimentation avant tout risque d’électrisation.

Ce point de placement, plus que de comptage, revient souvent en défaut lors d’un contrôle électrique par organisme agréé : une prise trop proche d’une douche italienne sans cloison fait échouer le contrôle, même avec un nombre de prises par ailleurs conforme.

Vérifier que votre logement est aux normes

Trois vérifications rapides avant d’appeler un professionnel :

  1. Comptez les prises pièce par pièce et comparez au tableau ci-dessus. Un séjour de 24 m² doit afficher au moins 6 prises (24 divisé par 4).
  2. Repérez les circuits sur le tableau électrique. Un tableau ancien avec peu de disjoncteurs cache souvent des circuits surchargés, au-delà des 8 prises réglementaires.
  3. Vérifiez la présence de différentiels 30 mA, en particulier pour les circuits desservant la salle de bain et la cuisine.

Si vous vendez votre bien, un contrôle électrique à la vente passe en revue ces points systématiquement. La réforme RGIE entrée en vigueur le 1er avril 2026 a par ailleurs précisé plusieurs exigences techniques qui touchent indirectement le dimensionnement des circuits de prises.

Mise en conformité si le compte n’y est pas

Ajouter des prises manquantes ou scinder un circuit surchargé en deux reste un chantier limité si le tableau dispose de place libre. Dans le cas contraire, il faut d’abord agrandir le tableau, ce que détaille notre article sur la composition et le coût d’un tableau électrique RGIE.

Selon l’ampleur des travaux, mieux vaut choisir entre une remise en conformité partielle et une rénovation électrique complète. En Wallonie, ces travaux peuvent être soutenus par la Prime Habitation sous condition d’audit préalable, comme expliqué dans notre article sur la Prime Habitation pour l’électricité et sur le portail officiel energie.wallonie.be.

Combien de prises minimum dans un séjour selon le RGIE ?
1 prise par tranche de 4 m², avec un minimum de 5 prises au total.
Combien de prises minimum dans une chambre ?
3 prises minimum, quelle que soit la surface de la pièce.
Combien de prises minimum dans une cuisine ?
6 prises minimum, dont 4 réparties sur le plan de travail, hors circuits spécialisés.
Combien de prises maximum par circuit ?
8 prises par circuit terminal. Un bloc multiple (2, 3 ou 4 alvéoles) compte pour une seule prise.
Le RGIE impose-t-il un nombre de points lumineux par pièce ?
Non, pas de forfait par pièce. La règle porte sur les circuits : au moins 2 circuits d’éclairage distincts, 8 points maximum par circuit.

Faire vérifier votre installation

Compter ses prises pièce par pièce donne un premier diagnostic, mais seul un électricien agréé confirme la conformité réelle, circuits, sections de câble et différentiels compris. Comparez 3 devis détaillés auprès d’électriciens RGIE près de chez vous, ou consultez un installateur agréé à Bruxelles pour un état des lieux complet.